La communauté juive « chouchoute » les forces de l’ordre mobilisées pour Vigipirate

Les messages recueillis sur ce site seront rassemblés «dans un livre d’or numérique » qui sera « transmis aux forces de l’ordre», promet le CRIF.
 

Publié dans la Croix le 9 février 2015
« Vous qui nous protégez, vous qui bravez le froid et parfois les insultes, vous que certains osent agresser, vous qui êtes là pour que nous puissions vivre nos vies sans crainte, vous que nous n’osons pas aborder dans la rue pour vous remercier ou tout simplement vous dire le mot gentil qu’on a sur le bout de la langue… Eh bien, ces mots sont pour vous ! » Tel est le message adressé par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), sur un site invitant à « envoyer un mot de soutien et de réconfort » aux policiers et militaires mobilisés devant les lieux susceptibles d’être cible d’attaques terroristes depuis les attentats des 7, 8 et 9 janvier. Les messages recueillis sur ce site seront rassemblés « dans un livre d’or numérique » qui sera « transmis aux forces de l’ordre », promet le CRIF.
Au-delà des mots, les 5 000 militaires qui assurent jour et nuit la protection des 700 Synagogues, écoles juives et lieux communautaires de France sont chouchoutés par les mères de ceux qu’ils protègent, raconte le site Streetpress, pour qui la situation illustre une blague juive connue : « Vous connaissez la différence entre une mère juive et un terroriste ? Avec le terroriste, on peut négocier… »
« Le Rabbin a dit que c’était un kiddoush hashem (une sanctification du nom divin) de bien s’occuper d’eux », rapporte Jérémy, fidèle de la Synagogue Loubavitch des Lilas (Seine-Saint-Denis), qui raconte : « Le matin, quand les rouleaux de la Torah sortent, on organise une petite Seuda (comprendre : une grosse collation). Du coup, on sort aux soldats des croissants, du café, des pains au chocolat… »
Les autres jours, les fidèles apportent à tour de rôle un petit-déjeuner. Et le vendredi, jour de shabbat, « c’est presque un buffet de Bar Mitzvah qui attend les soldats, poursuit Streetpress : “Il y a des mini-pizzas, des beignets, des salades, des petits fours et des desserts. Les soldats rentrent dans la Synagogue avec leurs armes pour partager le repas avec nous, c’est impressionnant” »… Lire l’intégralité.